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La musicothérapie ou l’art de soigner avec les vibrations des instruments

La musique fait partie intégrante de notre vie. Elle fait naitre en nous des émotions : joie, peine, nostalgie, euphorie… Peut-être a-t-elle un pouvoir de guérison insoupçonnée ? Rencontre avec Célia Quilichini, musicothérapeute, qui nous explique les bienfaits de la musicothérapie sur le corps et l’esprit.

© Juan Diosdado

Célia Quilichini © Juan Diosdado

Célia Quilichini est pianiste-concertiste, professeur de piano et musicothérapeute. Souriante et lumineuse, elle nous livre avec sincérité son histoire et cette envie de vouloir faire du bien aux autres à travers la musique.

Racontez moi votre parcours

Je suis née dans une famille de médecins. Mon papa était un grand mélomane qui écoutait beaucoup de musique classique, même au travail, dans le bloc opératoire. Ma jeunesse a été bercée par Beethoven et l’Opéra Italien. Dés l’âge de 5 ans, je demande à mes parents de m’inscrire à des cours de piano. Je commence cet instrument à 9 ans et entre quelques années plus tard au Conservatoire Royale de Bruxelles.

Pourquoi vous êtes­-vous orientée vers la musicothérapie ?

Jeune, je me sentais déjà attirée par la musicothérapie sans vraiment savoir si ce terme existait mais je savais que l’on peut faire du bien avec la musique. C’est lors de mes concerts que j’ai découvert le pouvoir de la musique sur les autres. Les gens venaient me remercier de leur avoir fait passer un instant magique, en dehors de leur vie. J’ai compris que la musique faisait du bien aux autres et me faisait du bien aussi. Après avoir terminé le conservatoire, je me suis inscrite à une formation de musicothérapie à Paris. J’ai eu envie de partager la musique avec des gens atteint de pathologies pour les aider à aller mieux.

« Nous sommes tous musicothérapeutes. Nous sommes notre premier musicothérapeute.« 

Qu’est­-ce que la musicothérapie ?

La musicothérapie est une forme de thérapie qui se sert de la musique. Il existe deux formes de musicothérapie : réceptive et active. Avec la musicothérapie réceptive, le thérapeute fait écouter de la musique au patient pour faire ressurgir des mots ou des émotions qu’il a du mal à exprimer. La musicothérapie active consiste, quant à elle, a faire jouer des instruments de musique au patient pour s’exprimer. On utilise la communication non verbale. Il ne s’agit pas de jouer un morceau, aucune connaissance en solfège n’est nécessaire. La musicothérapie active est très intéressante surtout avec les gens qui n’ont pas la parole (autisme, poli-handicape, surdité ou ceux qui n’arrivent pas du tout à parler de leur problème).

« Il n’y a pas de musicothérapie, il n’y a que des musicothérapeutes.« 

Je suis une grand militante de la culture Tibétaine depuis les années 2000, c’est ainsi que j’ai découvert les bols Tibétains ou bols chantants. En 2011, j’ai fait une formation de médecine Chinoise. Au début, je me prodiguais moi-même des soins avec les bols et les résultats étaient impressionnants. J’ai fait un stage dans une maison médicale de soins palliatifs et j’ai souhaité mettre en place en autre, avec l’équipe d’aide soignante, des massages sonores pour un mieux être des patients.

Comment fonctionnent les bols chantants ?

Célia Quilichini, musicothérapeute. © Juan Diosdado

Soin aux bols chantants © Juan Diosdado

Le bol est composé de 7 métaux différents qui ont un pouvoir vibratoires très important. Certains bols peuvent vibrer jusqu’à 2 minutes. L’être humain est composé de 70 % d’eau et l’eau vibre. Lorsque vous faites vibrer un bol prés de vous ou sur vous, vous faite vibrer l’eau contenue dans votre corps. Il s’agit d’un processus interne qui permet une harmonisation cellulaire. On pourrait parler de massage interne grâce aux vibrations. Lors de mes soins, j’utilise aussi l’énergétique et certains points d’acuponcture.

Les bols chantants permettent de soigner les insomnies, les douleurs musculaires, l’état dépressif, le stress, les angoisses ou encore d’atténuer les effets secondaires liés à la chimiothérapie en cas de cancer…

Comment exercez- ­vous votre métier de thérapeute ?

J’exerce ce métier de musicothérapeute chez moi ou au domicile des patients. Les séances durent en moyenne une heure mais je m’adapte aux envies et besoins de chacun. Je n’ai pas de protocole. Je travaille beaucoup avec l’intuition. Chaque patient est différent, chaque séance est différente.

­Quels conseils donnerez-­vous à tout ceux qui n’osent pas se tourner vers la musicothérapie ?

Et pourquoi pas ? Essayez de vous écouter au maximum. Si cette forme de thérapie ne vous convient, votre thérapeute peut vous aider et vous indiquer une autre forme de thérapie comme l’acuponcture, l’art thérapie… Dans certain cas, un ostéopathe peut suffire. Faites confiance à votre thérapeute.

« Se tromper permet d’apprendre à mieux se connaitre.« 

Quelle place occupe la musique dans votre vie ?

La musique est ma vie mais en ce moment, j’ai besoin de silence, ce qui est une certaine forme de musique.

Avez­-vous une citation qui dirige votre vie ?

Quand j’ai besoin de me recentrer, je me répète les mots : respiration, respect, compassion. Ce sont les mots qui me font du bien et me permettent d’aller mieux en profondeur.

Cvm

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No Comments

  • Reply Sarah

    Très bel article qui reflète à la perfection la belle personne qu’est Célia Quilichini. Vive la musique !

    1 septembre 2014 at 20:07
  • Reply Faire une escale sensorielle avec les bols tibétains | Ça va merci

    […] un lundi que je retrouvais Célia Quilichini, chez elle, afin qu’elle me prodigue un soin au bol chantant. J’étais frappée par la […]

    20 septembre 2014 at 08:06
  • Vos mots doux