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La sophrologie : apprendre à ancrer le positif en soi

La sophrologie est une technique de développement personnel basée sur la relaxation. Elle apprend à puiser en soi le positif et nous permet de mettre de la distance avec les éléments négatifs qui surviennent. Sarah Robellaz, sophrologue, nous accorde une interview et nous donne les clefs d’une vie apaisée.

Racontez nous votre parcours.

 A la suite d’un problème de santé, j’ai pris conscience de ce que je voulais et ne voulais pas dans ma vie. Je me suis aperçue que je n’avais pas conscience de mon corps, que je l’avais totalement ignoré, je ne faisais pas attention aux signaux qu’il pouvait m’envoyer. Pour moi, la tête décidait et le corps devait suivre. Mais quand à 20 ans, je m’aperçois que mon corps réagit déjà, j’ai peur de mourir, j’ai surtout peur de ne pas vivre et de ne pas profiter de la vie.

Je pars aux Etats-Unis où je découvre le yoga et le reiki. Je comprends alors que l’on peut se soigner avec d’autres formes de médecine. De retour en France, je m’intéresse à l’art thérapie. Après avoir obtenu mon diplôme, je m’oriente vers la sophrologie.

« Vous allez changer, votre vie va changer », me disait mon professeur le premier jour. Je ne savais pas à quel point il avait raison. Aujourd’hui, j’ai évolué, ma vision des choses est différente, la conscience des choses est plus grande et j’appréhende beaucoup mieux la difficulté.

Qu’est-ce que la sophrologie ?

Cette technique de développement personnel a été créée en 1960 par Alfonso Caycedo, médecin neuropsychiatre colombien. La sophrologie est un travail sur la conscience, basé sur le positif. Nous avons tous des moments de bonheur. Nous pouvons tous trouver une odeur, un souvenir qui nous rend heureux, une image que l’on aime. La sophrologie permet de trouver du positif en tout. Il n’y a pas d’analyse psychologique. La sophrologie mène le patient vers un état de bien-être en s’appuyant sur ce qu’il est et ce qu’il a vécu.

Pourquoi vous êtes-vous orientée vers la sophrologie ?

La sophrologie m’a fait prendre conscience de mon corps. Avant, j’avais surtout conscience que je n’avais pas conscience de mon corps. J’ai appris à le sentir, le ressentir, l’écouter, à comprendre le lien qui unissait mon corps et mon mental. La sophrologie m’a donné des clefs pour calmer mes peurs et mes angoisses. Il me reste encore beaucoup de choses à apprendre, c’est une discipline qui se travaille toute la vie. Je trouve cela passionnant.

Que vous apporte la sophrologie dans votre vie personnelle ?

Un apaisement, un bien-être, une capacité de réaction face au stress. Je suis capable d’être plus posée et moins anxieuse. Aujourd’hui, j’arrive à aller vers mon essence personnelle, à me rapprocher de ce que je suis vraiment. J’ai appris à m’éloigner des éléments nocifs et toxiques. Je fais des choix en accord avec ce que je suis, avec mes idées. J’ai appris à accepter le bien et à prendre de la distance face aux éléments négatifs.

« Je me sens beaucoup plus proche de moi, dans mon corps et dans mon esprit. »

Racontez-nous le déroulement d’une séance

Pour réaliser une séance de sophrologie, je n’ai besoin que de deux chaises. En règle générale, une séance dure environ une heure et débute par une discussion présophronique. Je pose un certain nombre de questions au patient pour comprendre ce qui l’amène vers la sophrologie et pour savoir comment travailler avec lui. Chaque patient est différent, j’adapte les outils en fonction des personnes.

Ensuite, je vais essayer de mettre la personne dans un état de conscience particulier, proche du sommeil, mais la personne est toujours consciente et consciente d’aller quelque part pour elle-même. Il ne s’agit absolument pas d’hypnose mais de détente. Ensuite, nous avons un dialogue postsophronique. La personne va pouvoir me faire part de ses ressentis à la fois corporels et mentaux. J’ai pour objectif de rendre le patient autonome au bout de 5, 10 ou 15 séances maximum.

A savoir : une séance de sophrologie est toujours enregistrée, du début à la fin. Je remets l’enregistrement au patient pour qu’il puisse travailler chez lui et refaire les séances. La sophrologie n’est pas une thérapie sur la durée. Le sophronisant transmet au patient des clefs pour qu’il puisse se relaxer seul. La sophrologie est un entraînement de l’esprit pour y ancrer le positif.

Quels conseils donneriez-vous aux gens qui n’osent pas encore se tourner vers la sophrologie ?

La sophrologie est un vrai apprentissage pour soi. Elle est basée sur la respiration qui permet d’apprendre à se détendre, à se calmer et s’auto-apaiser dans des situations stressantes. De plus, la sophrologie est bénéfique dans de nombreux cas : stress, angoisses, trouble de l’attention, insomnies, douleurs, maladie, sport et récupération du corps, soins palliatifs… La sophrologie s’adresse à tous : hommes, femmes, enfants et couples. Par contre, je ne peux pas tout gérer. J’apporte des outils qui, parfois, peuvent ne pas fonctionner s’ils ne sont pas accompagnés d’une thérapie classique. Je ne soigne pas, j’apaise.

Avez-vous une « routine sophro » quotidienne ?

Ma « routine sophro » quotidienne est assez simple. J’effectue un rituel bien-être le matin et le soir, deux moments importants pour moi, afin de bien appréhender ma journée et ma nuit. J’arrive ainsi à prendre régulièrement de la distance si des éléments stressants viennent me heurter et j’adapte les outils en fonction des problématiques qui m’habitent.

Avez-vous une citation qui dicte votre vie ?

« Laisser venir tous les possibles ». Il faut laisser venir les choses sans chercher à les analyser, sans chercher à comprendre. Laisser venir tous les ressentis, tous les phénomènes qui peuvent venir dans la conscience. Acceptez que tout peut arriver et que vous avez des outils pour gérer.

Cvm

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1 Comment

  • Reply Aurélie

    magnifique !

    15 septembre 2015 at 16:22
  • Vos mots doux