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Médecine douce S'aimer

Comment j’ai retrouvé le sourire avec la somatothérapie

La vie nous envoie souvent des épreuves qu’il est difficile de surmonter seul. Si vous êtes à la recherche d’une thérapie alternative à la psychologie classique, il existe des médecines douces qui sont capables de vous aider tout aussi efficacement. J’ai testé pour vous la somatothérapie et j’ai remonté la pente.

« Ma vie, c’est de la merde ! « , ma bouche ne savait rien dire d’autre. En 2013, Mon grand-père meurt le lendemain de mon anniversaire et l’homme que j’aimais me quitte pour une autre. « Allez directement en prison, ne passez pas par la case départ, ne touchez pas 20 000 francs ». Joli ! Comme pour beaucoup d’entre nous, cette année n’a pas été de tout repos. Ma rencontre non préméditée avec la mort, la trahison et l’abandon en l’espace de deux mois m’a achevé et plongé dans un état dépressif duquel j’ai eu du mal à sortir. Mon quotidien était rythmé par la peur et la honte d’avoir peur. Après plusieurs semaines sans trouver de solution pour aller mieux, je me décidais à faire appel à un professionnel. Même si l’idée de lancer le fameux « oui, je vois quelqu’un » à ma famille et mes proches m’effrayait, j’étais décidée à me faire aider et à accepter que je n’allais pas bien.

Oser choisir une autre forme de thérapie

J’étais certaine qu’une thérapie classique n’était vraiment pas faite pour moi. Je m’imaginais déjà sur le canapé de mon psy en train de lui raconter mes malheurs, moi fixant le plafond, lui me regardant sans rien dire et finissant finalement par m’expliquer que tout venait de ma mère…  Je préférais laisser la mienne tranquille. Finalement, une de mes amies me conseilla de m’orienter vers la somatothérapie. Sur le papier, « la somatothérapie est essentiellement un travail sur le corps qui permet de favoriser l’unité du corps et de l’esprit. ». Un peu flippant, mais elle me certifiait que ça marchait. On signe où ?

Faire confiance à son thérapeute

Ma première séance eu lieu en décembre. J’arrivais à bout de force dans le cabinet médical. Une femme, pieds nus, vint me chercher dans la salle d’attente. Elle me conduisit dans une pièce où trônaient de nombreux coussins et un matelas à même le sol. Elle m’invita à défaire mes chaussures, à m’asseoir par terre et me demanda comment j’allais. Soyons honnêtes, je n’allais pas bien du tout et je fondis en larmes devant cette parfaite inconnue. Mon égo était au summum de sa gloire ! Entre deux sanglots, j’arrivais tout de même à lui expliquer ce qui me conduisait chez elle et nous établîmes ensemble un objectif à atteindre : apprendre à vivre avec mes peurs.  Bon courage Madame !

Elle alla baisser la lumière et me fit allonger sur le matelas pour commencer à me masser. Je serrais les dents car elle me faisait mal. En touchant les muscles de mon corps, elle comprenait ma douleur et l’analysait. Un peu comme si je subissais un interrogatoire sans parler. Elle m’expliquait que ma gorge et mes mâchoires étaient serrées car je ne voulais pas dire certaines choses, que mes épaules étaient contractées car ce que je portais était trop lourd. Elle riait en touchant mes jambes : à sa grande surprise, je n’étais absolument pas en colère après tout ce qu’il m’arrivait et c’était vrai. Je ressentais beaucoup de choses excepté de la colère. Mon grand-père était mort et mon ex ne m’aimait plus, comment leur en vouloir ? Je subissais mes émotions. Mais elle allait m’aider à surmonter ces épreuves douloureuses.

La somatothérapie sur la durée

La séance avait duré une heure et demie et m’avait coutée la « modique » somme de 70 €, non remboursée par la sécu cela va de soi, mais étrangement, je me sentais déjà un peu mieux car je n’étais plus seule. Les séances se succédèrent à raison de deux fois par mois. Chaque entrevue était différente et ponctuée de massages ou d’exercices qui permettaient à mon corps, dirigé par mon inconscient, de s’exprimer. Une fois, je tapais sans raison sur des coussins avec un grand bâton et terminais par fondre de nouveau en larmes en comprenant que j’avais le droit de me révolter face à ce que je considérais comme de l’injustice. Une autre fois, elle se plaçait en face de moi, assise en tailleur et se rapprochait tout près pour me faire évaluer la bonne distance entre ce que je tolérais et ce que je préférais laisser en dehors de mon espace vital.

Très souvent, elle me faisait des passes énergétiques, rééquilibrait mes chakras, réinitialisait la matrice de mes cellules à travers des massages. Elle me créait une armure solide pour encaisser les chocs de ma vie. Placebo ou nocebo ? J’avais compris l’importance de l’esprit sur le corps et j’en ressentais vraiment les effets. Elle parlait à mon inconscient qui allait « étudier le dossier », comme elle avait l’habitude de dire, pendant 15 jours et qui se manifesterait la séance suivante.

Envisager la vie autrement

Au fil du temps, j’ai appris à évincer le regret de ma vie passée au profit du soulagement. J’apprenais à lâcher prise et à m’éloigner du toxique. Je ne me sentais plus concernée par les choix et la nouvelle vie de mon ex. Au fur et à mesure, je le rayais de partout : j’effaçais nos photos, son numéro, je le bloquais sur les réseaux sociaux pour me libérer d’un lien que j’avais du mal à briser et je me sentais libre. J’apprenais aussi à vivre avec la mort, j’apprenais à rester en mouvement pour embrasser le présent, le futur et ce qu’ils m’offraient. Ensemble, nous défaisions les mailles du pull de ma vie pour en tricoter un nouveau, plus beau, mieux fait, plus saint.

La somatothérapie combinée à une multitude d’exercices pratiques réalisés au quotidien, à une famille aimante, des amies présents et un travail enrichissant m’ont permis de retrouver le sourire et de me sentir bien. J’avais appris que si certains événements nous semblent insurmontables, il ne tient qu’à nous de les appréhender autrement pour mieux les accepter et vivre avec. J’avais appris que certaines réactions sont inhérentes à notre histoire et qu’il est important d’en prendre conscience pour mieux se connaitre. Alors aujourd’hui, si vous me demandez comment je vais, je vous répondrais avec le sourire : ça va merci. Parce qu’un an plus tard, ça va vraiment bien.

Cvm

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